À un ami, commerçant (il possède une petite boutique de mercerie), qui se lamentait sur son avenir face à la concurrence des hypers et d'internet, je faisais remarquer qu'à mon avis, internet serait sa planche de salut.

Aujourd'hui, la plupart des acteurs de la vente en ligne sont des petites boutiques.

Pour vous en convaincre, amusez-vous à faire des recherches dans Google sur des mots tels que : « Cravates », « Chaussettes », « Couteaux », etc. Analysez en détail les sites de e-commerce qui répondent à ces recherches et vous verrez qu'il s'agit la plupart du temps de toutes petites entreprises qui ont créé leur boutique en ligne, souvent moins de 100000 € de chiffre d'affaires.

En fait, je pense que le commerce sur internet est en train de devenir le terrain privilégié des petits acteurs. Et c'est tant mieux, c'est surement le moyen le plus sûr pour lutter contre la grande distribution et tous ses excès.

Les grands de l'e-commerce ne sont pas les mieux placés.

Curieusement,les grandes enseignes : La redoute, Trois-suisses, E-bay, Amazon,etc. subissent la concurrence du petit commerce : en 2004, les grands comptes ont augmenté leur chiffre d'affaires de ventes en ligne de 70 %, alors que sur la même période les TPE/PME ont augmenté le leur de 365 % ! Qui dit mieux ?

L'E-commerce français est en retard.

En 2007, le montant des achats sur internet par habitant était :

• Au Royaume-Uni : 303 €/habitant.

• En France : 115 €/habitant.

Pour les principaux pays européens, le montant des ventes sur le net est de :

• 18,5 milliards € au Royaume-Uni.

• 13 milliards € en Allemagne.

• À peine 7 milliards € en France.

La marge de progression en France est encore grande et l'avenir des petites boutiques en lignes est plutôt souriant. D'autant plus que si, il y a quelques années, l'achat sur internet était le fait de quelques citadins plutôt « branchés », ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui.

Maintenant tout le monde achète sur le web.

Il y a quelques jours, j'ai eu l'agréable surprise d'être appelé au téléphone par une vénérable grand-mère de 70 ans, habitante d'un tout petit village du Périgord et qui éprouvait quelques difficultés à conclure un achat sur une boutique en ligne. Comme quoi, il n'y a plus réellement de profil type pour l'acheteur sur le net.

Les commerçants traditionnels très bien placés.

Ouvrir une boutique en ligne pour un commerçant traditionnel est extrêmement simple et, finalement, tout à fait naturel. Le commerce traditionnel dispose de tous les atouts pour réussir dans cette voie :

• Connaissance de la clientèle et des produits.

• Stock produit disponible et connaissance des fournisseurs.

• Local professionnel déjà à disposition.

• Facilité accrue pour obtenir une autorisation de VAD (vente à distance) de la part des banques.

• Clientèle déjà existante qui peut faire connaître le site par le bouche-à-oreille.

• Statut de commerçant, donc aucune formalité administrative supplémentaire.

La seule contrainte, me direz-vous, est qu'il faut disposer d'un site internet, être capable de le gérer ou bien faire appel à un professionnel de confiance. Cela a un coût, c'est vrai, mais somme toute assez faible et sans commune mesure avec le coût d'un fonds de commerce traditionnel. Les solutions sont nombreuses,et les moins chères ne sont pas nécessairement les mieux adaptées, car elles nécessitent la plupart du temps un gros investissement personnel et de solides connaissances. Mais ceci est un autre sujet de réflexion,je vous en parlerai prochainement.

Boutique en ligne : l'avenir du petit commerce passe par internet.